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Le Figaro Au téléphone, le tutoiement vient assez vite et le charme rauque de l'accent italien a de quoi faire fondre la ligne. Monica Bellucci est au bout du fil, disponible, simple, cordiale, drôle. Maîtresse de cérémonie de l'ouverture du festival, elle est aussi la diabolique Perséphone de Matrix Reloaded des frères Wachowski, présenté aujourd'hui hors compétition et, demain, sur six cents écrans français. Seule Européenne au côté de Lambert Wilson dans cette superproduction américaine, elle mène aujourd'hui une belle carrière internationale, passant de Bruce Willis à Mel Gibson. Brève rencontre par combinés interposés.
Pourtant, vous avez un rôle qui ne passe pas inaperçu, défini comme «le sexe et la mort dissimulés dans une femme d'affaires en tenue de latex...». On dit déjà que votre apparition va faire sensation... En somme, un rôle moins lourd, moins scandaleux que celui de la femme violée d'Irréversible qui a pas mal remué la Croisette, l'an dernier ? Matrix est-il une sorte de ticket gagnant pour votre image internationale ? Depuis votre premier passage à Cannes dans Suspicion, avec Morgan Freeman et Gene Hackman, sentez-vous une accélération formidable dans votre carrière ? Ex-mannequin, avez-vous eu du mal à vous imposer dans le milieu du cinéma ? On vous qualifie souvent de sex-symbol, ça vous agace ou ça vous amuse ? Vous symbolisez tout de même la beauté italienne, dans la lignée d'une Sophia Loren, d'une Claudia Cardinale ou d'une Gina Lollobrigida. Est-ce un défi à la mesure de votre ambition ? Apparemment, la France vous a rapidement adoptée, non ? Justement, vous tournez actuellement Agent secret avec Vincent Cassel. Avez-vous le temps de vous voir en dehors du travail ? Quelle impression gardez-vous de vos tournages avec Bruce Willis et Mel Gibson ? L'avez-vous, cette âme de guerrier ? Retour aux Interviews | Cliquer ici pour l'article original |